Pourquoi est-ce si difficile d’être heureux ?

Sommaire
Partager sur
LinkedIn
Facebook
Twitter

Consciemment ou inconsciemment, nous cherchons toutes et tous à être heureux.

Pourtant, quand je regarde autour de moi, rares sont ceux qui paraissent totalement heureux. Il y a bien évidemment différents degrés : certaines personnes semblent partiellement heureuses, alors que d’autres ont l’air de subir complètement leur vie. La difficulté à mener une vie heureuse est d’ailleurs très fréquemment relayée par les médias. Voici quelques exemples :

Étonnamment, selon une étude réalisée en octobre 2021, 80% des français affirment le contraire et se disent heureux. Pourquoi donc une telle différence entre la réalité et ce que pensent la plupart d’entre nous ?

Au travers de cet article, tu vas découvrir pourquoi mener une vie heureuse est un vrai challenge et quels sont les principaux obstacles à surmonter pour y arriver. Nous verrons tout d’abord les barrières qui nuisent à notre bien-être, puis celles qui nous empêchent de nous épanouir et enfin, celles à un bonheur durable. En prenant conscience de ces obstacles, tu seras en mesure de les surmonter et de comprendre pourquoi 80% des français se croient heureux alors que les faits nous prouvent le contraire.

Les obstacles à notre bien-être

Nos émotions ont un impact considérable sur notre bien-être. Même si elles sont essentielles (c’est notre carburant intérieur), il est fréquent qu’elles nous débordent. Lorsque cela arrive, nous devenons le jouet de nos émotions et cela peut nuire à notre bien-être. Un excès d’émotions négatives peut engendrer du mal-être et un excès d’émotions positives des comportements inadaptés qui peuvent avoir des conséquences négatives et nous impacter.

Plusieurs des caractéristiques propres à l’Homme peuvent générer des émotions excessives. Elles peuvent provenir de notre ego, des jugements que nous portons, de nos désirs et aversions, de nos incohérences, des normes sociales, …

La mauvaise gestion de notre ego

L’ego est la représentation que nous avons de nous-mêmes. Et pour exister, nous avons besoin de sentir que nous avons de la valeur.

L’ego est essentiel pour développer notre confiance en nous. Il nous permet d’avoir une certaine estime de nous-mêmes. Le fait de se dévaloriser (d’être trop dur avec soi-même) ou de se laisser dévaloriser par une personne peut entraîner une mésestime de soi. Ce déficit de confiance en soi va être générateur d’émotions excessives.

A contrario, trop de confiance en soi peut entrainer un sentiment exagéré de sa propre valeur. Une personne orgueilleuse, si elle se sent attaquée sur l’image qu’elle a d’elle-même ou que d’autres personnes ont d’elle-même, peut se transformer en bête blessée qui devient enragée.

Notre incapacité à bien gérer notre ego dans un sens ou dans l’autre peut affecter notre bien-être.

Les jugements que nous portons

Lorsqu’ils nous font voir uniquement le mauvais côté des choses, lorsqu’ils nous font faire fausse route et lorsqu’ils ont un caractère limitant, nos jugements nous empêchent d’être heureux.

Les connotations négatives

Nous avons tendance à simplifier la réalité du monde qui nous entoure, en émettant des jugements de manière binaire (sans nuances).

Par exemple, obtenir une promotion est considéré comme bon et tomber malade est considéré comme mauvais. Dans la réalité, c’est plus complexe qu’il n’y paraît. Obtenir une promotion est gratifiant si le salaire ou la reconnaissance suit, si notre charge de travail ne triple pas, … Tomber malade est bon si cela nous permet de renforcer nos défenses immunitaires, de nous alerter sur notre mauvaise condition physique, …

Dans chaque événement, il y a du bon et du mauvais. Le fait de voir uniquement le mauvais côté des choses affecte notre bien-être.

Les erreurs qui en découlent

Les jugements que nous portons peuvent nous induire en erreur et nous détourner de ce qui pourrait faire notre bonheur.

Par exemple, l’argent est souvent synonyme de bonheur. Cela est vrai et faux. Encore une fois, cela est plus complexe qu’il n’y paraît. L’argent augmente en effet le bonheur des très pauvres, car il leur permet de satisfaire leurs besoins fondamentaux (nourriture, hébergement, sécurité, …). Puis, son rôle devient de plus en plus faible. Au-delà d’un certain seuil de richesse, l’argent ne représente plus le facteur de bonheur le plus puissant. Au contraire, le matérialisme excessif, encouragé par notre société de consommation, devient un obstacle. Ce matérialisme pousse les Hommes, dans leur désir d’imiter les plus riches, à se lancer dans une inutile course au luxe, qui les détourne de ce qui pourrait vraiment faire leur bonheur.

Le fait de faire fausse route est source de frustrations susceptibles de nuire à notre bien-être.

Le risque d'enfermement dans un monde parallèle

Le cadre de référence est notre représentation subjective du monde. Il est notamment façonné par notre personnalité, nos connaissances, nos valeurs et nos croyances. Il oriente notre façon de vivre et nous rassure en nous donnant un sentiment de compréhension et de contrôle sur le monde qui nous entoure.

Notre représentation subjective du monde peut générer des émotions excessives. Tout ce qui va à l’encontre de notre vision du monde crée en effet un violent inconfort psychologique, que nous allons chercher à combattre en mettant en lumière toutes les informations qui le justifient et en ignorant toutes les informations qui le remettent en cause. Notre cadre de référence peut donc nous empêcher de voir le monde tel qu’il est réellement.

Le fait d’être incapable de remettre en question notre vision du monde peut nous empêcher d’être heureux.

La mauvaise gestion de nos désirs et aversions

Nous sommes esclaves de nos désirs et aversions.

L’Homme a tendance à rechercher en permanence ce qui lui est agréable et à éviter à tout prix ce qui lui est désagréable. Le corps sait en effet ce qui est confortable, la bouche ce qui est délicieux, l’œil ce qui est beau et l’oreille ce qui procure du plaisir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous éduquons nos enfants en nous servant de leurs désirs (jouets, manèges, bonbons) et de leurs aversions (fessés, punitions).

Nous ne sommes jamais satisfaits de ce que nous avons. Nous voulons toujours plus. Malheureusement pour nous, il est impossible de satisfaire l’ensemble de nos désirs et de toujours éviter que ce que nous redoutons ne se produisent. Un désir non satisfait engendre des frustrations, ce qui nuit à notre bien-être. L’inverse est également valable pour ce qui nous est désagréable.

Notre manque de cohérence

Nous sommes des êtres contradictoires. Il arrive en effet très souvent que nos pensées soient en contradiction avec nos actions.

A titre d’exemple, j’ai des collègues et des amis qui ont l’intime conviction que notre planète est en train de mourir. En conséquence, ils adoptent des points de vue extrêmes pour avoir une empreinte carbone minimale : faire un seul enfant, ne plus prendre l’avion, … Pourtant, dans le même temps, ils se font construire une piscine ou se font installer une climatisation au sein de leur résidence principale ce qui est loin d’être « top » pour la planète.

Lorsque nos pensées et comportements ne sont plus en phase, une sorte de tension interne apparaît. Cette tension peut produire une forme de malaise, voire de souffrance. Nos contradictions peuvent nous empêcher d’être heureux.

Les normes sociales

L’homme est un animal social. La nature nous a fait pour vivre avec nos semblables.

Les normes sociales régissent la vie en communauté. Elles exercent un contrôle sévère sur les opinions que nous devons avoir et sur la vie que nous devons mener. Il nous faut les suivre pour être socialement acceptés, sous peine d’être écartés des groupes sociaux dans lesquels nous nous trouvons (par exemple notre famille, notre groupe de copains, notre entreprise, …).

La conformité sociale est omniprésente chez l’être humain. Les groupes sociaux créent une pression si forte en faveur de la conformité qu’elle peut supplanter les préférences individuelles. Par exemple, notre famille, à travers le regard qu’elle porte, peut nous inciter très fortement à suivre le modèle familial comme être polytechnicien ; alors que de notre côté, faire quelque chose de totalement différent comme être boulanger nous rendrait beaucoup plus heureux.

Lorsque les normes sociales nous empêchent de vivre conformément à notre nature, elles se transforment en contraintes sociales. Ces contraintes peuvent affecter notre bien-être.

L'incapacité à bien gérer nos émotions

Nous sommes « émotionnellement » inconstants. De nombreux facteurs et événements peuvent en effet altérer notre humeur sans que nous en ayons toujours conscience. Nous pouvons par exemple nous lever du pied gauche (être de mauvaise humeur au réveil sans savoir pourquoi), écouter un morceau de musique qui va nous rendre triste ou nous mettre dans un état d’excitation important, … Tristesse, plaisir, joie et colère n’ont aucune constance chez l’Homme.

Cette inconstance émotionnelle est également nourrie par nos semblables à travers la contagion émotionnelle. Inconsciemment, nous sommes en dialogue permanent avec nos congénères. Nous communiquons et captons les émotions d’autrui à un niveau presque imperceptible. La contagion émotionnelle nous rend vulnérable à l’état émotionnel de nos semblables.

La gestion des émotions est un des challenges les plus importants et les plus difficiles pour un Homme, qui dure tout au long de sa vie. Notre nature, notre ego, les jugements que nous portons, nos désirs et aversions, nos incohérences, les normes sociales, la contagion émotionnelle rendent extrêmement difficiles la gestion de nos émotions.

Prenons l'exemple de la peur

Notre cerveau est câblé pour assurer notre survie. Il remarque en priorité les problèmes, les risques, les dangers.

Les Homo sapiens, qui étaient davantage sensibles aux changements négatifs de leur environnement, avaient plus de chances de survivre car ces changements signalaient probablement un danger. Aujourd’hui, il suffit de lire les médias pour s’en rendre compte. Quotidiennement, des faits divers négatifs nous sont relatés pour attirer notre attention.

Cette faculté de notre cerveau est utile, car elle nous aide à vivre le plus longtemps possible. Néanmoins, elle peut nous rendre vulnérables à nos peurs avec pour conséquence de nous faire souffrir tout au long de notre vie. Vaut-il mieux mener une vie longue et douloureuse ? Ou, vaut-il mieux mener une vie plus courte, sereine et heureuse ?

L’incapacité à gérer nos émotions, notamment nos peurs, peut entraîner la consommation de cigarettes, d’alcools, de drogues, d’anxiolytiques, … Ces solutions, qui soulagent sur le moment, nous tuent à petit feu. Ce constat met en exergue le pouvoir de nos émotions sur notre vie. Nous préférons aller à l’encontre du principe de survie, si cela nous permet de vivre plus sereinement.

D’autres, parmi nous, se tournent vers des solutions moins radicales comme le yoga, la naturopathie, l’acupuncture, les thérapies énergétiques, l’hypnose, la réflexologie, … Même si ces solutions sont plus saines, elles ne traitent pas selon moi le “mal” à la racine. Elles font du bien sur le moment, mais ne permettent pas de s’affranchir de la tyrannie des émotions. C’est en quelque sorte un patch que l’on met sur un mal plus profond et qui ne le solutionne donc pas. 

Le seul moyen de se sentir bien dans sa peau au quotidien et dans la durée est d’apprendre à bien gérer ses émotions. C’est mon ambition à travers Business to Happiness

Les obstacles à notre épanouissement personnel

Le bien-être , matérialisé par la tranquillité de l’âme (ou le fait de savoir gérer ses émotions excessives), ne suffit pas au bonheur. Nous avons également besoin de donner du sens à notre vie pour être heureux, sous peine d’avoir le sentiment de passer à côté de notre existence.

La réponse à la quête de sens peut être différente d’une personne à l’autre, voire chez la même personne à des moments distincts de sa vie. Lorsque notre vie manque de sens, l’absence de sens engendre un vide qui est source de frustrations et de mal-être.

Pour donner du sens à notre vie, trois obstacles se mettent en travers de notre chemin. Le premier est relatif à notre manque de clairvoyance, le second à notre manque de courage et le dernier à notre incapacité à atteindre nos objectifs.

Notre manque de clairvoyance

La clairvoyance est la faculté de voir avec clarté, sagacité, pénétration, lucidité. Très souvent, nous manquons de clairvoyance lorsqu’il s’agit de donner du sens à notre vie.

Mener une vie déséquilibrée

Les recherches menées en psychologie montrent que l’être humain donne du sens à travers trois dimensions : une dimension affective et relationnelle (aimer), une dimension cognitive (penser) et une dimension comportementale (faire). Pour être heureux, nous devons donc travailler sur ces trois dimensions et trouver le bon équilibre entre le cœur, le cerveau et l’action. Un déséquilibre trop important entre ces dimensions engendre un déficit de sens et donc un manque. Peu de personnes ont conscience de ce triptyque. C’est la raison pour laquelle nous avons tendance à mener une vie déséquilibrée, ce qui nous empêche d’être heureux. Par exemple, certains d’entre nous consacrent la grande majorité de leur temps à leur travail (car ils se sentent utiles, car ils ont de la reconnaissance, car ils pensent que l’argent va les rendre plus heureux, …), mais ont un manque affectif car ils ne consacrent pas suffisamment de temps à leur vie personnelle. A contrario, d’autres parmi nous sont entourés par de nombreuses personnes qu’ils aiment, mais ne parviennent pas à s’engager dans une activité dans laquelle ils se sentent utiles et qui les comble.

Être en désaccord avec soi-même

Apprendre à bien se connaître est essentiel pour deux raisons : d’une part pour faire des choix en accord avec soi-même et d’autre part pour rester motivé afin de surmonter les obstacles qui se mettent continuellement en travers de notre chemin. 

Se connaître est néanmoins une tâche bien plus difficile qu’il n’y paraît. Si je te pose les questions suivantes, es-tu capable d’y répondre avec précision et rapidement :

  1. Quel est ton moteur ? (ce qui t’anime, ce qui te fait lever le matin)
  2. Quelles sont les valeurs qui te sont chères ? Peux-tu les classer en fonction de leur importance ?
  3. Quelles sont tes qualités ? (qualités intrinsèques, connaissances, savoir-faire) Comment les faire fructifier ?


En échangeant quotidiennement avec des hommes et des femmes de tous horizons, force est de constater que peu d’entre nous ont une excellente connaissance d’eux-mêmes.

Notre manque de connaissance, qu’il soit relatif au triptyque évoqué ou à la connaissance que nous avons de nous-mêmes, fait que nous nous trompons souvent de chemin, d’objectif de vie. Et ces erreurs d’aiguillage nous empêchent de nous réaliser !

Notre manque de courage

Avoir une vision claire du chemin à emprunter pour donner du sens à sa vie est une étape fondamentale, mais néanmoins insuffisante. Il faut également se donner les moyens de ses ambitions pour se réaliser. Et, c’est loin d’être facile ! Nous devons en effet faire preuve de courage pour surmonter les nombreux obstacles, qui se mettent continuellement en travers de notre chemin. Ces obstacles peuvent être d’origine interne ou externe.

Les obstacles internes, comme la peur, nos croyances, nos aversions, peuvent nous limiter en nous empêchant d’agir. Prenons un exemple. Donner du sens à sa vie implique généralement de prendre des risques et par conséquent de sortir de sa zone de confort. Or, nous détestons l’incertitude, car elle nous fait peur et nous met dans une situation inconfortable. Elle nous ôte en effet tout sentiment de maîtrise et de contrôle sur les événements. Cette peur de l’incertitude peut nous paralyser et nous empêcher de passer à l’action.

Les obstacles externes, comme des événements défavorables, la malchance, les contraintes sociales, peuvent également avoir raison de nous en mettant à rude épreuve notre détermination et en nous usant sur la durée. Beaucoup d’entre nous abandonnent avant d’aller au bout.

Ces différents obstacles, qu’ils soient internes ou externes, nous empêchent de nous réaliser, soit en nous ôtant toute envie d’essayer, soit en nous faisant abandonner en cours de route.

Notre incapacité à atteindre nos objectifs

Une fois que nous avons une vision claire du chemin à emprunter pour donner du sens à notre vie et que nous avons le courage nécessaire pour surmonter les obstacles qui se mettent en travers de notre chemin, la dernière étape consiste à parvenir à accomplir ce qui nous permettrait de nous réaliser.

Malheureusement pour nous, très souvent, nous ne parvenons pas à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

L'incertitude du monde dans lequel nous vivons

Les Shi avaient deux fils,
dont l’un aimait l’étude et l’autre les armes. Celui qui aimait l’étude proposa ses services au marquis du Qi, qui le recruta comme précepteur de ses fils. Celui qui aimait les armes offrit ses services au roi du Chu, qui en fut satisfait et le nomma général. Les deux frères apportèrent richesse et dignité à leur famille. Les Meng, voisins des Shi, avaient deux fils doués des mêmes talents que ceux des frères Shi. Cette famille était indigente et enviait le sort des Shi. C’est pourquoi Meng demanda à Shi une méthode pour s’enrichir rapidement. Les deux fils Shi le renseignèrent sans mentir. Un fils proposa ses services au roi du Qin, qui se dit : “Les princes feudataires consacrent à présent leurs forces à la guerre. Ils ne pensent qu’aux armes et à l’intendance. Gouverner mon pays par l’humanité et la rectitude conduirait à sa perte.” Il fit enfermer le fils Meng et ne le relâcha que plus tard. Le deuxième fils offrit ses services au marquis du Wei, qui se dit : “Mon pays est faible, enclavé entre de grands pays. Je sers les grands pays, aide les petits pays. C’est une méthode pour vivre en paix. Me fier aux armes conduirait rapidement à ma perte. Si je laisse partir cet homme indemne, il s’adressera à un autre prince, ce qui me causera des ennuis.” Il fit couper un pied à Meng et le renvoya au Lu. Le père et les fils Meng se frappèrent la poitrine et firent des reproches à Shi, qui leur dit : “Bonnes circonstances apportent succès, mauvaises circonstances apportent échec. Votre méthode fût identique à la nôtre. Les résultats sont différents.”

Lie Zi (Traité du vide parfait)

Quelle est la morale de cette histoire ?

Nous vivons dans un monde où rien n’est certain d’avance, où tout est plus complexe qu’il n’y paraît.

Connaître avec certitude le chemin à parcourir tant qu’on ne l’a pas parcouru et que le résultat final n’est pas connu est impossible. Nous sommes en effet confrontés en permanence à des situations non prévisibles, pas forcément logiques. La nature des situations, leurs évolutions constantes à travers la survenue d’événements particuliers, la disponibilité de l’information, la subjectivité des Hommes, notre capacité à réaliser certaines tâches, entre autres, rendent l’atteinte de nos objectifs très incertains.

Dans un tel contexte, comment faire pour parvenir à accomplir ce qui nous permettrait de nous réaliser ?

Notre déficit d'intelligence pratique

Malgré l’incertitude, certains d’entre nous (peu il est vrai) parviennent la plupart du temps à atteindre les objectifs qu’ils se fixent. Quel est leur secret ?

Ils ont développé une forme d’intelligence particulière, appelée intelligence de l’action, qui leur permet d’agir avec efficacité dans le monde incertain dans lequel nous vivons. Ils sont par exemple capables d’évaluer correctement leurs chances de succès avant de se lancer dans l’action, d’identifier les opportunités sur lesquelles s’appuyer et les obstacles à surmonter ou à contourner pour maximiser leurs chances de succès, d’anticiper l’avenir en définissant plusieurs scenarii plus ou moins vraisemblables, de définir les actions qui répondent au mieux aux situations qui vont se produire, d’agir dans la temporalité la plus appropriée, d’exécuter suffisamment bien les actions à réaliser ou de mobiliser les ressources extérieures les plus adéquates s’ils n’ont pas les compétences requises, de s’adapter aux changements exigés par l’évolution des situations, d’améliorer en permanence le plan de départ pour être de plus en plus efficaces, …

L’intelligence de l’action est une forme d’intelligence qui est trop peu travaillée en France, contrairement à des pays comme la Chine et les Etats-Unis. En conséquence, nous manquons d’intelligence pratique pour agir avec efficacité et atteindre les objectifs que nous nous fixons. Cette forme d’intelligence est pourtant fondamentale pour que nous soyons en capacité d’accomplir ce qui nous permettrait de nous réaliser.

Donner du sens à notre vie implique tout d’abord de découvrir le chemin qui nous permettrait de nous épanouir, puis de dompter notre esprit et de développer notre intelligence de l’action afin que nous soyons en capacité d’accomplir ce qui nous permettrait de nous réaliser.

Les obstacles à un bonheur durable

Le bonheur est très difficile à atteindre, car il résulte de la présence conjointe du bien-être et du sens.

Maintenir cet état dans la durée est également un vrai challenge. Deux obstacles majeurs rendent le fait d’être heureux difficile : notre aptitude à nous habituer vite aux changements et l’évolution permanente du monde dans lequel nous vivons.

L'adaptation hédonique

Le plaisir d’une victoire autant que la douleur d’une défaite s’estompent avec le temps. Cela est vrai, qu’il s’agisse du plaisir que nous éprouvons parce que nous venons de décrocher un travail intéressant, de l’accablement provoqué par une rupture amoureuse, du plaisir d’avoir acheté un appartement ou de la détresse éprouvée à l’annonce d’une maladie grave.

Ce phénomène s’appelle l’adaptation hédonique. L’adaptation hédonique nous permet de nous habituer vite aux changements. Cette faculté est essentielle, car elle nous permet de récupérer vite après un événement grave comme la mort d’un proche. Mais cette faculté de récupération a un coût. Nous nous adaptons aux événements positifs, si bien que le bonheur tend à diminuer avec le temps.

L’adaptation hédonique est un des obstacles majeurs à un bonheur durable.

La précarité du bonheur

L’environnement dans lequel nous évoluons est mouvant. Tout change en permanence autour de nous : l’arrivée d’un nouveau manager dans notre entreprise, le départ d’un ami proche à l’autre bout du monde, la mort d’un être cher, un licenciement, une guerre, une pandémie, … Tous ces changements continus viennent perturber le subtil équilibre que nous avions réussi à trouver et qui nous permettait d’être heureux.

Le bonheur est une quête continue, de tous les instants. Son équilibre est précaire.

La quête du bonheur : une activité à part entière !

Le point de départ d’une vie heureuse, c’est de prendre conscience de sa propre faiblesse.

Notre faiblesse est liée à la fois aux limites intrinsèques de notre espèce, l’Homme, mais également à nos limites personnelles qui varient d’une personne à l’autre. Nos limites, incarnées par notre incapacité à nous dominer et à donner du sens à notre vie, nous empêchent d’être heureux en provoquant quotidiennement de la souffrance et de la frustration.

Cet article avait pour but de te faire prendre conscience de tes limites. Grâce à cette prise de conscience, tu vas désormais pouvoir travailler dessus pour les surmonter et les dépasser.

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

Platon

La quête du bonheur est une activité à part entière. Tu peux être heureux et le rester, à condition d’être prêt à consentir les efforts nécessaires. Comme la musique ou la peinture, le bonheur est un art qui s’apprend et se pratique chaque jour, et où l’on progresse. Chacun peut atteindre le bonheur en le cultivant régulièrement. Le bonheur n’est pas seulement une question de savoir. C’est aussi une question de pratique, voire d’entraînement régulier.

Dans les 3 prochains articles, je vais te donner toutes les clés pour que tu acquiers le savoir nécessaire pour dominer ton esprit et te réaliser pleinement. Il te restera à mettre en pratique mes recommandations. Je t’invite à me contacter si tu as besoin d’être aidé.

→ Comment faire pour mieux gérer ses émotions ? (insérer lien)

→ Comment faire pour se réaliser pleinement ? (insérer lien)

→ Comment faire pour rester heureux ? (insérer lien)

PS : N’hésite pas à laisser un commentaire si l’article t’a plu ou si tu vois des éléments auxquels je n’ai pas pensé. Je n’ai pas la science infuse ! (je suis conscient de mes faiblesses )

Partager sur
LinkedIn
Facebook
Twitter
Articles associés
Test 2

Ajoutez votre titre ici Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Lire la suite »
Test 1

Ajoutez votre titre ici Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Lire la suite »

Mes conseils pour réussir au quotidien